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 Sanda

Initialement intitulé “sanshou”, cet art de combat avait une forte empreinte de close combat.

 

En effet, l’implication russe avait laissé quelques traces sur cette discipline qui s’est elle aussi basée sur ses styles chinois.

Pour la partie non-sportive, on autorise davantage de techniques et de frappes. Les Chinois codifièrent donc le sanshou sous ces 4 catégories :

  • Da (Percussions) : poing, paume, coude, doigts, tête.

  • Tui (Shooter) : Coups de pied, genou, balayage.

  • Shuai (Projections) : Lutte, projections, amenées au sol.

  • Na (Saisies) : Saisies, clés, soumissions.

On peut donc observer que la variété des techniques est vaste et que l’implication du kung fu wushu en est pour quelque chose. Cela fait du sanda une discipline variée et très intéressante, car elle combine l’aspect sport de combat et art martial d’autodéfense.

Le Sanda est une forme de combat libre; on peut aussi le qualifier de Kung-fu sportif ou de sport de combat ; par opposition au kung-fu traditionnel qui est un art martial. Le Sanda se caractérise par l’utilisation des poings, de jambes et des projections.

Dans les années 70, le gouvernement chinois commence à promouvoir le Sanda pour mettre fin aux combats sans catégorie de poids et autorisant presque tous les coups, qui sont organisés dans les villes et les villages. Ces combats se gagnaient par K.O. ou par abandon. Les premiers tournois prennent leur essor dans les années 80. On peut même espérer voir un jour le Sanda comme discipline olympique.

Un combat se compose de deux ou trois rounds de deux minutes chacun avec un arbitre central et quatre arbitres de coins comptabilisant les points.

La tenue du combattant se compose d’un casque, d’un plastron, d’une paire de gants, d’une paire de protège tibia, d’une coquille et d’un protège dent.

Désormais, le sanshou se traduit par les pieds poings projections sans soumission (na) ni combat au sol.

 

À l’origine l’utilisation de coudes et genoux était autorisée lors des rencontres intermilitaires, mais ils furent interdits pour la version sportive officielle internationale lors des premiers championnats du monde en 1991.

En 1997, la coopération Chine-États-Unis mit en place des rencontres professionnelles se basant sur des principes de kick boxing comme le muay thaï. Ces matchs donnèrent lieu à des combats de boxe sans l’utilisation des protections inhérentes outre les plastrons, les casques et les protège-tibia. Les Chinois nommèrent le sanshou professionnel le sanda, un terme qui signifie « combat libre et complet » ou « full contact fighting ».

 

L’essor du sanda n’a pris toute son ampleur que depuis 2003. Il y a eu énormément de rencontres professionnelles. Aujourd’hui, des rencontres au sommet ont lieu comme le Sanda King organisé par les Chinois. De surcroît, des rencontres interstyles se sont déjà déroulées avec succès et les médias en font des événements exceptionnels ; il y a aussi le K-1 promu par le Japan Shootboxing Association (JSA) ou bien des rencontres Chine-Thaïlande dont trois matchs ont déjà été organisés faisant intervenir des professionnels du sanda et du muay thaï.

La surface de combat Sanda - Règlementation (IWUF)

Plate forme surélevée de Sanda, Compétition: Certifiée par les fédérations chinoises et internationales de Wushu (Chinèse Wushu Association et International Wushu Association). Aire de combat imperméable de 8m sur 8m, surélevée à 80cm du sol et entourée d’un matelas de protection contre les chutes. Ce matelas en cuir repoussé (PU) anti-dérapant, mesure 2m de largeur et 30cm d’épaisseur.Le ring est recouvert d’un revêtement en matériau composite (PE30P) haute élasticité anti-déchirure. L’armature métallique sur laquelle repose le ring utilise un système de fixation sans vis, garantissant un montage-démontage très facile. Les pieds sur lesquels repose cette armature empêchent la propagation de vibrations et de bruits.Dimension totale: 12m x 12m x 80cm

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